Événements d'entreprise : 5 erreurs courantes (et comment les éviter)

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Événements d'entreprise : 5 erreurs courantes (et comment les éviter)

Ça fait maintenant plusieurs années que j'accompagne des entreprises sur leurs événements. Teambuildings. Soirées de fin d'année. Lancements. Séminaires.

Des grands groupes. Des startups. Des PME. Des équipes de 8 personnes. Des événements de 200. On a donc eu tout le temps nécessaire pour identifier des schémas de fonctionnement.

Des mécanismes qui marchent à tous les coups. Et d'autres qui, malgré les meilleures intentions du monde, risquent de “flopper”

Aujourd'hui, j'avais envie de partager ça. Pas pour donner des leçons. Plutôt parce que ces erreurs, je les ai parfois faites moi-même au début. Et qu'elles sont clairement évitables.

Erreur n°1 : Confondre "impressionner" et "connecter"

C'est probablement l'erreur la plus répandue.

On veut marquer les esprits. Alors on empile. Un lieu incroyable. Un traiteur ultra haut de gamme. Trois animations différentes, un DJ, un photobooth, un magicien. Je caricature à peine.

Le problème ? Les gens passent la soirée à consommer des expériences. Pas à se parler. Ils font la queue au photobooth. Ils regardent le magicien. Ils commentent le lieu. Mais à la fin, ils n'ont pas vraiment échangé avec ce collègue qu'ils croisent en réunion depuis deux ans.

Ce que j'ai appris : les meilleurs événements que j'ai vus n'étaient pas les plus spectaculaires. C'étaient ceux où le format créait un prétexte naturel à l'échange. Où les gens faisaient quelque chose ensemble, même brièvement. Où ils rigolaient d'un raté. Où ils se découvraient autrement.

Parfois c'est une activité. Parfois c'est juste un espace bien pensé qui favorise la circulation. Parfois c'est un bar où le barman engage la conversation et crée du lien entre les groupes. Le point commun : l'intention de connecter les gens, pas de les impressionner.

Erreur n°2 : Négliger les 20 premières minutes

Celles-là, personne n'y pense. On se concentre sur le déroulé, sur le moment fort, sur le speech du manager ou du patron, sur l'animation principale. Mais les 20 premières minutes en réalité c'est souvent le chaos.
Les invités arrivent au compte-gouttes. Ils ne savent pas où aller. Ils attendent. Ils regardent leur téléphone. Ils forment des petits groupes par affinité. Le problème c’est que cette énergie contamine toute la soirée.

Ce que j'ai appris : les 20 premières minutes donnent le ton. Si les gens arrivent et qu'il se passe quelque chose immédiatement : un accueil chaleureux, un premier verre, une interaction légère et la dynamique est lancée. Si on attend que tout le monde soit là pour "commencer vraiment", on a déjà perdu une partie de l'énergie.

Mon conseil : ayez toujours un élément d'accueil actif. Un bar déjà en service. Une petite attention. Quelque chose qui dit : "C'est maintenant que ça commence."

Erreur n°3 : Le syndrome du programme trop dense

"On a prévu un cocktail d'accueil, puis le discours de la direction, puis une rétrospective vidéo, puis l'animation principale, puis un quiz, puis le dîner, puis la remise des prix, puis le DJ."

Je lis ça et je suis déjà fatigué.

Ce genre de programme part d'une bonne intention : rentabiliser le moment où tout le monde est réuni. Mais le résultat, c'est une soirée où personne ne respire. Où les gens n'ont pas le temps de discuter parce qu'il y a toujours "la suite". Où l'énergie s'épuise à force d'être sollicitée.

Ce que j'ai appris : les meilleurs événements ont 2 à 3 temps forts. Maximum. Le reste, c'est de l'espace. Du vide assumé. Du temps pour que les gens fassent ce qu'ils veulent : discuter, boire un verre, s'éclipser cinq minutes, revenir. Ce vide, ce n'est pas du temps perdu. C'est là que les vraies conversations ont lieu.

Erreur n°4 : Oublier que les gens ont des vies

Ça paraît évident dit comme ça. Mais je le vois encore régulièrement. Des événements qui commencent à 19h et finissent à minuit. Un jeudi. En décembre.Des animations qui demandent une participation active pendant trois heures. Des formats qui ne prévoient aucune "porte de sortie" pour ceux qui ont des contraintes.

Ce que j'ai appris : plus vous laissez de liberté, plus les gens investissent le moment.
Annoncez une heure de fin. Permettez aux gens de partir sans culpabiliser. Proposez des niveaux d'implication différents. Ceux qui veulent rester jusqu'au bout resteront. Ceux qui doivent partir tôt partiront en ayant quand même profité.

Et personne ne passera la soirée à regarder sa montre.

Erreur n°5 : Sous-estimer les points de rassemblement

Dans presque tous les événements, il y a un endroit où les gens convergent naturellement.

Souvent, c'est le bar. Parfois c'est un îlot central. Parfois c'est près de l'entrée, parfois près de la terrasse. Ce point de rassemblement, c'est le cœur battant de la soirée. C'est là que les groupes se mélangent. Que les conversations démarrent entre personnes qui ne se seraient pas parlé autrement.

Pourtant, combien de fois j'ai vu cet espace mal pensé ? Planqué dans un coin. Mal éclairé. Avec une file d'attente interminable qui décourage tout le monde. Ou tellement excentré que personne ne s'y croise.

Ce que j'ai appris : identifiez ce point de rassemblement dès la conception de l'événement. Et soignez-le. Rendez-le visible. Accessible. Fluide. C'est là que la magie opère.

Si vous voulez aller plus loin, rendez-le participatif. Ça peut être quelque chose de très court : un mini-atelier de 15 minutes par petits groupes, par exemple. Quand les gens font quelque chose ensemble, même brièvement, ça crée une connivence immédiate.

Ce que je retiens après toutes ces années

Un bon événement corporate, ce n'est pas une question de budget. C'est une question d'intention.

Pourquoi réunit-on ces gens ? Qu'est-ce qu'on veut qu'ils ressentent en repartant ? Quand cette intention est claire, tout le reste se met en place naturellement. Quand elle ne l'est pas, on compense avec des artifices. Et ça se sent.

Les équipes ne demandent pas des soirées extraordinaires. Elles demandent des moments où elles se sentent considérées. Où elles peuvent souffler. Où elles se redécouvrent autrement qu'en réunion.

C'est plus simple et plus exigeant qu'il n'y paraît.

En résumé :

  • Cherchez à connecter, pas à impressionner
  • Soignez les 20 premières minutes
  • Maximum 2-3 temps forts, laissez de l'espace
  • Respectez les contraintes de vie des participants
  • Identifiez et soignez le point de rassemblement naturel

Envie d'en parler ?

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